Emploi
Travailler à l’étranger
Au sommaire
Les secteurs qui recrutent
Sur les marchés que je connais, les profils européens qualifiés sont recherchés dans un nombre limité de secteurs, mais ils y sont réellement recherchés.
- Ingénierie et technique
- IT et développement
- Commerce international
- Gestion et gestion de projet
- Finance et contrôle de gestion
- Ressources humaines
Ce qui compte n'est pas le diplôme, mais la combinaison compétence technique + anglais professionnel + capacité à travailler dans un contexte multiculturel.
Le niveau d’anglais réellement nécessaire
Un niveau B1-B2 suffit largement. C'est le point qui bloque le plus de candidats, et c'est presque toujours un faux problème.
Vous aurez à conduire une réunion, écrire des e-mails clairs et comprendre un accent nouveau. Cela s'acquiert en quelques mois de pratique quotidienne, et personne n'attend un accent parfait.
Où chercher
- Les plateformes locales : Peu connues des candidats étrangers, donc bien moins saturées que les plateformes internationales.
- LinkedIn, en ciblant les recruteurs : Un message direct et court à la bonne personne vaut vingt formulaires.
- Les entreprises internationales implantées sur place : En candidature spontanée, avec un angle précis.
- Les groupes d’expatriés professionnels : Ils relaient beaucoup de postes jamais publiés.
Toute offre qui vous demande de payer (frais de dossier, frais de visa avancés, « garantie ») est une arnaque. Sans exception.
Adapter son CV
- Supprimez photo, âge et situation familiale : Au mieux inutiles, au pire disqualifiants sur le plan de la conformité.
- Passez des missions aux résultats : « Responsable du projet X » ne dit rien ; les chiffres, si.
- Une page, deux maximum : Et en anglais, toujours.
Les erreurs qui font rejeter une candidature
- Un e-mail générique, repéré en trois secondes.
- Ne pas expliquer pourquoi ce pays : la question numéro un côté recruteur.
- Raisonner en euros au lieu du coût de la vie local.
- Ignorer le décalage horaire dans ses envois.
- Se disperser sur cinq pays : chaque marché a ses codes.
Négocier le package, pas le salaire
C'est le point le plus mal exploité par les candidats français. Le salaire de base n'est qu'une composante du package.
- Prise en charge du visa et du permis de travail
- Allocation logement
- Assurance santé internationale
- Billets d’avion annuels
- Bonus de performance
- Jours de télétravail
Demandez toujours le détail écrit du package avant de signer.
Le bon ordre des opérations
- 1. Candidater et obtenir des retours du marché.
- 2. Passer les entretiens.
- 3. Recevoir une offre.
- 4. Ensuite seulement, traiter le visa, souvent sponsorisé par l’employeur.
- 5. Organiser logement et budget d’installation.
Chercher un visa avant d'avoir une offre, c'est résoudre un problème qu'on n'a pas encore.
Questions fréquentes
Ce qu’on me demande le plus.
Peut-on trouver un emploi depuis la France ?
Oui, et c'est même l'approche que je recommande. Les entretiens se font à distance, et l'offre précède le visa dans la quasi-totalité des cas.
Faut-il avoir de l’expérience en Asie ?
Non. Ce qui compte est votre compétence métier et votre capacité à travailler en anglais dans un environnement multiculturel.
L’âge est-il un obstacle ?
Au contraire. Une partie importante des expatriés qualifiés a entre 35 et 50 ans : l'expérience est un atout sur ces marchés.
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La méthode complète, étape par étape.
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